Budget 2011 du Conseil général : au service des Finistériens

La première réunion plénière 2011 du Conseil général (27 et 28 janvier derniers) a été l’occasion d’adopter le budget primitif, qui fixe pour l’année les orientations et les priorités du Conseil général au service des Finistériennes et des Finistériens.

Un budget élaboré et voté dans un contexte sans précédent, marqué par une situation économique et sociale préoccupante et des contraintes budgétaires de plus en plus pesantes.

Le budget 2011 du Conseil général, adopté en janvier, s’établit à 971 millions d’euros. C’est un acte politique déterminant, la traduction financière des objectifs poursuivis par l’assemblée départementale.

Les décisions et orientations ainsi votées agissent pleinement en faveur du développement du département et de la qualité de vie de ses habitants.

Plusieurs grands principes ont guidé l’élaboration de ce budget :

  • financer la hausse des dépenses sociales
  • respecter les engagements pris
  • poursuivre les investissements pour le Finistère
  • limiter l’appel au seul levier fiscal disponible
  • taxe sur le foncier bâti : 1,5 % d’augmentation
  • respecter les priorités du projet stratégique 2010-2014.

Un contexte national difficile

Mais jamais les départements n’avaient connu de contexte aussi difficile pour voter leur budget en équilibre. La crise financière et économique mondiale n’est bien sûr pas étrangère aux difficultés rencontrées par les collectivités territoriales aujourd’hui, en cela qu’elle a contribué à accroître les sollicitations aux allocations de solidarité (R.S.A., allocations diverses).

Solidarité qui demeure le coeur des actions du Conseil général : 60 % de son budget est consacré à cette mission dans les domaines de l’aide aux personnes âgées et aux personnes handicapées, de l’insertion et de la lutte contre les exclusions et de l’aide à l’enfance et à la famille. Le Conseil général accompagne ainsi tous les âges de la vie.

Le contexte national a lui aussi apporté son lot d’incertitudes et de déséquilibres financiers. Ainsi, les dotations de l’État censées financer les dépenses transférées sont gelées pour les trois prochaines années . Ces dotations représentent en effet un tiers des recettes de fonctionnement.

Par ailleurs, la suppression de la taxe professionnelle s’avère une difficulté supplémentaire pour les conseils généraux qui se voient privés d’une partie importante de leurs recettes ; son remplacement par une Cotisation économique territoriale (C.E.T.), dont le taux n’est plus fixé par le Conseil général, a également réduit l’autonomie fiscale du département.

Avec la hausse continue des dépenses sociales et ces fortes contraintes sur les recettes des conseils généraux, c’est un véritable “effet ciseau” qui est imposé aux budgets des départements.

En savoir plus sur le contexte budgétaire et la préparation du budget.

L’aménagement, vecteur de solidarités sociale, territoriale et économique

Pour autant, le Conseil général s’emploie à renforcer le dynamisme du Finistère et à bâtir un aménagement harmonieux des territoires. Notamment en soutenant les initiatives des collectivités, grâce aux contrats de territoires. Un mode de partenariat qui permet de financer des projets concrets et cohérents, apportant ainsi des réponses adaptées aux spécificités locales.

14 contrats de territoires ont d’ores et déjà été signés depuis 2008 avec des communautés de communes ou des pays finistériens. Leur enveloppe globale s’élève jusqu’à présent à près de 94 millions d’euros d’aides .

Ce budget prend en compte toutes les inégalités territoriales et y répond par une politique plus juste. Dès l’été 2011, tous les Finistériens auront également accès à Internet au débit 2 Mb/s , réduisant ainsi la “fracture numérique”.

Un développement au service des hommes et des territoires

L’attractivité du Finistère favorise l’implantation de nouvelles activités. Le Conseil général, partenaire constant des acteurs économiques , aide à la mutation des filières traditionnelles mais contribue aussi à la création de nouveaux emplois. Il a également fait de l’insertion, tant sociale que professionnelle , l’une de ses priorités, afin de favoriser l’égalité de tous devant l’emploi.

Maintenir les investissements

Malgré la conjoncture, le Conseil général maintient un niveau élevé d’investissements. Si le bon état général du réseau routier n’oblige pas au lancement de nouveaux grands projets, quelques grandes opérations se poursuivent avec notamment la fin du chantier du pont de Térénez , les investissements dans les collèges , la construction du navire en remplacement du Fromveur qui assure la liaison vers les îles de Molène et d’Ouessant… Les Centres départementaux d’action sociale (C.D.A.S.) de Brest-Saint-Marc et de Landerneau seront achevés.

De nouvelles places d’hébergement pour personnes handicapées et pour personnes âgées seront financées. Dans le domaine culturel et de l’éducation, la lecture publique sera favorisée par la création de trois nouvelles antennes de la Bibliothèque départementale de prêt à Saint-Divy, Sainte-Sève et Plonévez du Faou.

La préservation des espaces naturels sensibles fait l’objet d’une attention particulière ; 2011 verra notamment le début des travaux de défense incendies sur le site du Menez Hom, et le chantier de mise en valeur des thermes romains du Pérennou sur les bords de l’Odet à Plomelin.

En poursuivant ces investissements, le Conseil général veille toutefois à conserver un endettement limité . Celui-ci demeure bien en dessous de la moyenne des départements comparables.

Pour en savoir plus : consulter notre rubrique "Le budget du Conseil général" (contexte budgétaire, préparation du budget, présentation détaillée du budget par politiques...)

Enregistrer en PDF Haut de page
Powered by eZ Publish™ CMS Open Source Web Content Management. Copyright © 1999-2010 eZ Systems AS (except where otherwise noted). All rights reserved.