Patrimoine & développement durable
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Abbaye de Daoulas
Lancé en 2006, l’Établissement public de coopération culturelle (E.P.C.C.) Chemins du patrimoine en Finistère compte cinq domaines patrimoniaux : les abbayes de Daoulas et du Relec, le château de Kerjean, le manoir de Kernault et le domaine de Trévarez. Son projet culturel a été établi en accord avec les principes de développement durable de l’Agenda 21 du Conseil général.
L’Agenda 21 du Conseil général est un peu notre feuille de route. Au-delà des objectifs généraux indispensables comme l’accessibilité, la gestion responsable des ressources naturelles..., l’EPCC veut répondre aux enjeux de cohésion, de dynamisme économique et d’attractivité du territoire.
- Philippe Ifri, directeur de l’EPCC -
Enthousiaste, le directeur voit le patrimoine "comme une ressource et non comme une charge. Avec lui, nous construisons l’avenir ".
Les trois piliers du développement durable se retrouvent donc dans le projet de l’EPCC y compris le plus emblématique, l’environnement, à travers les parcs et jardins. Désormais, la gestion différenciée est appliquée partout : protection de la biodiversité spontanée, paillage, diminution de l’arrosage, quasi suppression des biocides, etc.
Plus largement, trois principes définissent le projet culturel.
D’abord, un principe thématique :
Nous explorons la notion de diversité dans un monde globalisé. Bien vivre un sentiment d’appartenance à une culture aide à mieux vivre la mondialisation.
L’exposition visible à l’abbaye de Daoulas, "Rencontres en Polynésie, Victor Segalen et l’exotisme " est un bon exemple.
Victor Segalen a développé un point de vue très moderne sur l’altérité. Pour lui, l’étranger est menacé dans sa différence par la mondialisation. Il nous fournit les clés du respect mutuel. Ce sujet devrait parler aux Bretons qui ont su marier une identité forte avec des apports extérieurs.
Ensuite, un principe territorial puisque de réels liens existent entre les équipements culturels "de proximité" et les acteurs économiques, politiques, culturels.
Nous nous adressons à tous et nous voulons rendre les habitants acteurs de cette vie culturelle, explique le directeur. L’EPCC implique une idée de coopération qui n’est pas que financière. Tous autour de la table, nous devons servir un projet ambitieux.
Enfin, un principe d’audience : il s’agit d’augmenter la fréquentation d’un public familial, public de référence.
Nos établissements doivent être attrayants pour les enfants tout en favorisant le lien intergénérationnel. L’EPCC cherche à favoriser l’accès à une offre culturelle diversifiée et de qualité pour tous les Finistériens.
En savoir plus :
www.cheminsdupatrimoineenfinistere.com ![]()