Le développement durable et Agenda 21 : De quoi parle t-on ?
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Nous n’héritons pas la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants.
Antoine de St-Exupéry
Dans ses principes, le développement durable met l’accent sur les difficultés de nos sociétés en ne se limitant pas à une vision exclusivement environnementale ou économiste, mais en se situant au cœur des préoccupations de l’épanouissement de la personne. Il s’agit du 1er principe énoncé au Sommet de la Terre à Rio en 1992.
La place de l’homme…
Les besoins des Finistériens sont-ils satisfaits ? Prend-on suffisamment en compte ceux des générations futures ? L’égalité des droits et des chances est-elle un principe respecté et une valeur partagée à tous les âges de la vie, quel que soit le statut social des personnes (droit à l’émancipation, droit à l’éducation, droit au logement, droit au travail…) ? Les conditions du « vivre ensemble » et de l’épanouissement de tous sont-elles réunies ?
… dans son environnement
Y a t-il des territoires laissés pour compte dans le développement actuel du Finistère ? Quels sont les facteurs d’équilibre et de déséquilibre, concernant l’accès aux services et aux équipements publics ? Quels degrés d’isolement et d’éloignement à l’égard de la richesse produite et de l’insertion dans la vie active ? Quels sont leurs atouts pour faire face à la mondialisation, dans le respect de leurs identités et la solidarité avec d’autres territoires ?
… dans ses activités au quotidien
Notre modèle économique est-il bien compatible avec le respect de l’homme et de son environnement ? Est-il adapté pour donner ses chances à tous, valoriser les compétences et les savoirs-faire, maintenir une répartition équilibrée de la population ? Quelles sont les mutations nécessaires à opérer ? Quelle place pour un épanouissement personnel par la vie associative, la culture, le sport et les loisirs?
Les problèmes posés par le développement durable n’ont pas de frontières : ils ne s’arrêtent pas à la porte du Finistère !
- Échappons-nous à la mondialisation de l’économie, avec ses bienfaits pour la vente de nos produits et ses inconvénients dans les délocalisations sauvages ?
- Sommes-nous immunisés contre l’augmentation des gaz à effet de serre dans notre environnement au quotidien ?
- Sommes-nous seuls au monde, isolés, à l’écart des circuits des savoirs et des échanges culturels ?
- Sommes-nous bien certains que l’enjeu de la biodiversité des milieux et des espèces ne concerne pas le Finistère : le narcisse des Glénan mériterait-il un traitement différent de l’éléphant d’Asie ?
- La raréfaction mondiale des ressources en eau ne nous interroge-t-elle pas sur notre capacité à protéger la nôtre ?
- Nos modes de consommation, producteurs de déchets, nous incitent à les traiter, les recycler et, pour certains, à les envoyer ailleurs : jusqu’où devrons-les envoyer ? Faudra t-il les expédier en Chine, où ils iront rejoindre les carcasses de nos ordinateurs ?
- Les écarts de richesse, les difficultés devant l’emploi, rencontrés au sud de la planète, n’ont-ils aucun écho avec le sort de nos concitoyens laissés au bord du chemin ?
Le Conseil général entend contribuer à un développement plus durable du Finistère
Attachés aux valeurs de solidarité, d’égalité et de citoyenneté
, le Conseil général entend contribuer à un développement plus durable du Finistère, de notre pays et de notre planète, en faisant sien ses principes, en informant les citoyens et en les consultant sur les choix qui seront pris.
A toutes et à tous de construire des réponses pour faire face à ces difficultés, et de participer à l’exemple du Conseil général du Finistère qui veut s’y employer de toutes ses forces, avec ses moyens et ses équipes. Ou tout simplement de faire les bons gestes au quotidien pour préserver la planète, en économisant son énergie, en étant solidaire de notre voisin…
C’est à cette condition que nous serons fidèles à cette pensée d’Antoine de Saint-Exupéry : « Nous n’héritons pas la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ».