Vous êtes dans : Accueil > Le Conseil général et vous > Eau & Environnement > Eau > Restauration et entretien des milieux aquatiques
Restauration et entretien des milieux aquatiques
Les milieux aquatiques comprennent les cours d’eau et les zones humides. Les milieux aquatiques sont les lieux de circulation ou de résidence préférentiels de l’eau. Ils possèdent une faune et une flore spécifique associées.
D’un point de vu hydrologique le Finistère se caractérise par :
- un régime pluviométrique très contrasté (moyenne des précipitations variant de 600 mm par an près des côtes à 1300 mm par an dans les Monts d’Arrée) ;
- de nombreux petits fleuves côtiers (70 environ) de faible longueur (moins de 100 km) des sources aux estuaires, à l’exception de l’Aulne (140 Km de long, source dans les Côtes d’Armor) ;
- un socle géologique généralement rocheux (granite ou schiste) qui ne permet pas la présence de grandes nappes phréatiques, mais plutôt des nappes locales, dans les fractures de la roche ou au dessus de ces dernières ; lors de conditions climatiques sèches, les débits des cours d’eau peuvent de ce fait être très faibles.
- des cours d’eau aux pentes assez fortes dans toute la partie centrale du département.
Les 6 000 km de cours d’eau du Finistère ont donc généralement des caractéristiques hydrologiques proches des cours d’eau de moyenne montagne. Ces caractéristiques en font un milieu d’accueil favorable à certaines espèces rares ou menacées : poissons (saumons, aloses, lamproies, anguilles, truites), mammifères aquatiques (loutres, castors, Crossope aquatique), mollusques (mulette perlière…).
Ce patrimoine fait l’objet de soins spécifiques présentés dans la rubrique « restauration entretien de cours d’eau».
10 % du département du Finistère sont couverts par des zones humides qui constituent des écosystèmes très variés : prairies, landes, bois humides, tourbières, mares, vasières littorales….
Ces espaces en mutation, sont de plus en plus délaissés par l’agriculture qui a de tout temps été leur principal mode de gestion. Les recherches ont démontré leur importance pour la gestion de l’eau, la biodiversité et la préservation des paysages. Les zones humides représentent aussi un intérêt sociologique et culturel, premièrement par les nouveaux usages et les usages traditionnels que l’on y trouve, deuxièmement par les légendes et les représentations qu’elles peuvent véhiculer.
