Vous êtes dans : Accueil > Le Conseil général et vous > Déplacements > Brest - Quimper en 59 minutes
Brest - Quimper en 59 minutes
Le 5 janvier 2012, le projet d'amélioration de la desserte ferroviaire entre Brest et Quimper a été présenté à la presse. Objectifs : diminuer le temps de trajet en augmentant la vitesse, et multiplier le nombre d’aller-retour.
Cette conférence de presse s'est déroulée en présence des acteurs du projet : Conseil régional de Bretagne, Conseil général du Finistère, Brest métropole océane, Quimper communauté, la Préfecture et Réseau Ferré de France.
Budget
Le coût du projet est aujourd’hui estimé à 75 millions d’euros , dont une première participation au financement du Conseil général du Finistère s'éleve à 21,76 millions d'euros .
Calendrier prévisionnel des prochaines étapes du projet
Début 2012 :
- Lancement de l’enquête publique
- Organisation de réunions publiques
- Poursuite des études en vue de l’attribution des marchés aux entreprises
Fin 2013 : Démarrage des travaux préparatoires
3 mois de travaux préparatoires sur ligne ouverte (maintien des circulations ferroviaires):
- installations des chantiers ;
- travaux de bâtiment éloignés des voies ;
- travaux en ligne et approvisionnements avec suppression des circulations en milieu de journée pendant un mois.
Début 2014 : Travaux principaux
6 mois de travaux principaux sur ligne fermée (interruption des circulations ferroviaires), dont :
- 4,5 mois de travaux de génie civil et de voie ;
- 4 mois de travaux de télécommunications et de signalisation (en parallèle des travaux de génie civil et de voie) ;
- 2 mois d’essais des installations et de procédures de mise en exploitation (à la suite des travaux de télécoms et signalisation).
Fin 2014 : Mise en service de la nouvelle ligne modernisée
En savoir +
Enjeux
L’accessibilité du Finistère passe par une amélioration des liaisons ferroviaires avec Rennes, Paris, et le reste de la France.
Au-delà de la mise en oeuvre du projet Bretagne à Grande Vitesse (B.G.V.), le rapprochement entre les deux agglomérations principales du Finistère, Brest et Quimper, et l’ouverture vers Nantes et le sud-ouest de la France constituent un enjeu en termes de développement économique et d’aménagement du territoire pour le Finistère.
Cette ambition se traduit aussi par la volonté de la Région Bretagne et du Département du Finistère d’améliorer le service rendu aux usagers avec des fréquences et un temps de parcours compétitif, notamment pour les déplacements domicile-travail, offrant ainsi une véritable alternative à la voiture. Les partenaires ont donc validé un scénario d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire qui permet de répondre à ces besoins.
Aujourd’hui, cette ligne de 103 kilomètres dispose de deux tronçons bien distincts:
- Entre Brest et Landerneau : double voie électrifiée sur 20 kilomètres parcourue à 140 kilomètres heure ;
- Entre Landerneau et Quimper : voie unique non électrifiée de 83 kilomètres parcourue entre 100 et 120 kilomètres heure suivant les sections.
Objectifs
Diminuer le temps de trajet en augmentant la vitesse :
Des trains directs entre Quimper et Brest en 59 minutes au lieu de 1 heure 07.
La vitesse maximale des trains sera homogénéisée à 120 kilomètres heure sur environ 19 kilomètres entre Quimper et Châteaulin et localement à 140 kilomètres heure.
Multiplier le nombre d’aller-retour :
Plusieurs aménagements seront réalisés pour permettre de doubler le nombre de dessertes quotidiennes entre Brest et Quimper, 12 au lieu de 6, tout en confortant le service aux usagers vers la Bretagne sud jusqu’à Nantes.
La nouvelle offre de transport avec 12 allers-retours sera constituée de :
- 6 allers-retours directs avec un temps de trajet inférieur à 1 heure entre Brest et Quimper,
- 6 allers-retours semi-directs desservant les gares de Châteaulin, Pont-de-Buis, Dirinon et Landerneau pour conciler les intérêts locaux des territoires.
Les travaux
Les travaux de modernisation de l’infrastructure vont se concentrer sur la ligne Landerneau - Quimper.
En effet, les dessertes T.E.R. actuelles rencontrent de nombreuses contraintes sur cette section du fait de la voie unique et de son tracé sinueux qui a pour conséquence de réduire la vitesse.
Afin de parvenir à la vitesse moyenne de 120 kilomètres heure entre Quimper et Châteaulin, il est nécessaire de modifier 9 courbes de ce linéaire de 19 kilomètres .
Pour permettre le doublement du nombre de desserte, le projet intégrera :
- la création d’une section à double voie sur 10 kilomètres à la hauteur d’Hanvec afin de permettre le croisement en vitesse de deux trains, et donc d’augmenter le nombre de dessertes.
- l’amélioration des points de croisement, en gare de Châteaulin et de Dirinon.
Les travaux en gare de Châteaulin et Dirinon comprennent principalement :
- la mise en place de systèmes de commande et de contrôle à distance;
- l’aménagement des voies pour le croisement des trains;
- la mise en place d’une signalisation de traversée piétonne des voies
Le projet prévoit aussi la modernisation des installations de signalisation et de télécommunication sur l’ensemble de la ligne , afin d’optimiser le croisement des trains et d’améliorer la sûreté de fonctionnement du système avec :
- la mise en service de 3 Postes d’Aiguillages Informatisés (P.A.I.) nouvelle génération en gare de Châteaulin, au centre de la zone de double voie d’Hanvec et à Dirinon.
- la pose d’un câble de fibres optiques le long de toute la ligne;
- l’aménagement du poste de commande de Landerneau pour la mise en place de l’Interface Homme Machine (Mistral).
